Coulisses : Développement de micrologiciel

« C’est un domaine intéressant, qui s’étend du développement logiciel à l’électronique ».

Oliver, Chef d’équipe Développement logiciel | Anton Paar GmbH

La technologie m’a toujours fasciné. Après avoir étudié l’informatique dans un institut technique, il m’a semblé évident de commencer à travailler dans une entreprise qui a la technologie dans son ADN. C’est pourquoi j’ai rejoint Anton Paar. L’accent mis sur l’excellence technologique est visible dans tous les secteurs de l’entreprise, de la mécanique à l’électronique en passant par les logiciels et les technologies de mesure elles-mêmes. Le développement des micrologiciels joue un rôle d’interface central pour toutes ces disciplines.

Chaque système de mesure et instrument d’analyse d’Anton Paar renferme en son cœur un capteur. Il s’agit du tube en U oscillant dans nos densimètres, du magnétron dans nos micro-ondes et des moteurs dans nos rhéomètres. Nos capteurs contiennent de la mécanique et de l’électronique. Cette électronique est commandée par un micrologiciel et ainsi « prend vie ».

Les micrologiciels développés par Anton Paar sont des logiciels près du matériel. Contrairement aux logiciels classiques, ces programmes ne sont pas exécutés sur le système d’exploitation d’un ordinateur, mais directement sur un microcontrôleur.

Les exigences à respecter par les développeurs de micrologiciels sont globalement les mêmes que pour les développeurs de logiciels. Dans ce domaine, il est impératif d’avoir une bonne connaissance des architectures matérielles, des structures de données et des algorithmes. Comme les instruments de mesure d’Anton Paar continuent d’être améliorés au fil du temps, la maintenance joue un rôle important aussi bien dans le développement des micrologiciels que des logiciels. C’est pour cela que nous sommes très attentifs à la qualité et employons des techniques de développement modernes : tests unitaires et tests d’intégration, intégration continue, analyse de code automatisée...

Qui plus est, le micrologiciel communique directement avec les composants électroniques de nos systèmes, ce qui veut dire que les développeurs de micrologiciels doivent aussi avoir ou acquérir une bonne compréhension de l’électronique. Lorsqu’on développe un logiciel classique, on peut utiliser un débogueur pour trouver des erreurs, mais avec les micrologiciels les choses sont moins faciles. Même si on peut effectivement s’aider d’un débogueur, bien souvent il est nécessaire d’observer les signaux avec un multimètre, un analyseur logique ou un oscilloscope. L’erreur ne provient pas forcément du programme, elle peut être causée par l’électronique.

C’est l’une des principales difficultés du développement de micrologiciels. D’un côté, il faut avoir la vision de haut niveau du client (que cherche à faire le client avec cet instrument ?) et de l’autre, il faut imaginer, concevoir et réaliser intégralement la solution technologique jusque dans les moindres détails de l’électronique.

Chez Anton Paar, j’ai d’abord travaillé dans le développement logiciel pendant cinq ans avant de plonger dans l’univers passionnant du micrologiciel. Petit à petit, j’ai acquis les compétences supplémentaires nécessaires au développement de micrologiciels. Grâce aux équipes de projet interdisciplinaires, on peut apprendre les uns des autres et entrer dans d’autres domaines. Et avec les nombreux collègues expérimentés appartenant à d’autres spécialités, il y a toujours une occasion d’échanger par-delà les frontières du projet.